Dialogue social, qu’est-ce qu’on rame !!!

Pourquoi n’avons-nous pas siégé ce matin au CT-AC

La CGT-Culture a décidé de ne pas siéger ce jeudi 7 avril au comité technique d’administration centrale (CT-AC).

Cette décision, nous ne l’avons pas prise à la légère.

Pour l’expliquer, on pourrait dire comme nous l’avons fait s’agissant du CTM convoqué le mardi 5 avril : “C’est dans la rue qu’ça se passe”.
Car en effet les mêmes causes produisent en cascade les mêmes effets sur le dialogue social et par conséquent aussi sur le CT-AC.
Faut-il revenir une fois de plus sur la façon dont les revendications des personnels portées pourtant par une intersyndicale unanime
dans le cadre de la journée de grève et de manifestations du 31 mars ont été traitées.

Mais s’agissant plus particulièrement du CT-AC, nous sommes confrontés depuis presque un an et demi à des difficultés persistantes
et qui avec le temps deviennent tout à fait insupportables.

Les faits sont objectivement les suivants : le périmètre du CT-AC a été redéfini à l’occasion des élections de décembre 2014.
Ainsi, ce CT est venu fusionné le CT-AC existant (dont le champ correspondait globalement au secrétariat général, au cabinet,
ainsi qu’à des questions transversales) avec les CT des directions métiers (DGCA, DGMIC et DGPAT).
Dans ces conditions, la CGT a exigé immédiatement, car cela nous semblait tout simplement logique et naturel, que ce CT-AC nouvelle formule,
compte tenu de son importance, soit présidé par le secrétaire général lui-même et se tienne en présence des directeurs généraux.

Cette exigence nous avons dû la revendiquer maintes fois… En vain !
En effet, et c’est la réalité implacable de ce CT, depuis sa création cette instance est présidée,
sauf exceptionnellement, par le S.G adjoint. Quant aux directeurs généraux, nous ne les avons quasiment jamais vus.

Cependant, que les choses soient bien claires. Si nous formulons cette exigence, ce n’est pas un caprice ni une lubie,
mais c’est bien pour pouvoir discuter des problèmes de fond de l’administration centrale dans son ensemble,
de son organisation, des missions et des politiques qu’elle doit porter.

Il se trouve que notre patience a des limites et qu’il n’y a aucune raison que nous acceptions un tel mépris du dialogue social.

Mais il n’y a aucune fatalité à cela et notre combativité reste intacte.

Restons mobilisés ! Ne lâchons rien sur nos revendications !

Nous appelons l’ensemble des personnels du ministère à participer massivement à la manifestation du samedi 9 avril

Pour les revendications que nous portons ensemble : à la Culture, la mobilisation unitaire doit se poursuivre et s’amplifier.

Grève et manifestations le 9 avril

https://www.cgt-culture.fr/spip.php?article2428