Alerte rouge à la direction interrégionale Grand Ouest de l'Inrap - la CGT Culture

Alerte rouge à la direction interrégionale Grand Ouest de l’Inrap

La CGT vient d’alerter Jean-Paul Jacob, président de l’établissement, sur la situation de la direction interrégionale Grand Ouest. Il semble que cette fois les personnels soient « dans le rouge ».

Cette direction interrégionale connaît un nombre important d’arrêts maladie (cinq actuellement) et le turn-over y est important (trois départs en quelques semaines).

L’organisation du travail et du service est défaillante, le climat délétère et l’allocation de moyens insuffisante. Le bon déroulement des opérations n’est plus assuré et les conséquences sur la qualité du service rendu sont désastreuses.

Quant aux personnels, ils connaissent de situations de tensions très fortes et leurs conditions de travail sont détériorées à l’extrême.


Alerte rouge à la direction interrégionale grand ouest de l’Inrap

La CGT vient d’alerter Jean-Paul Jacob, président de l’établissement, sur la situation de la direction interrégionale Grand Ouest. Il semble que cette fois les personnels soient « dans le rouge ».

Cette direction interrégionale connaît un nombre important d’arrêts maladie (cinq actuellement) et le turn-over y est important (trois départs en quelques semaines).

L’organisation du travail et du service est défaillante, le climat délétère et l’allocation de moyens insuffisante. Le bon déroulement des opérations n’est plus assuré et les conséquences sur la qualité du service rendu sont désastreuses.

Quant aux personnels, ils connaissent de situations de tensions très fortes et leurs conditions de travail sont détériorées à l’extrême.

Un quotidien fossilisé dans le dysfonctionnement

► Les absences de fiche de poste pour les uns, d’allocation de moyen suffisant pour les autres, ou encore d’une organisation administrative opérationnelle et en adéquation avec les missions confiées aux services, et enfin d’outils de travail adaptés ont suscité, créé et organisé des dysfonctionnements à l’infini. Des signalements d’agents en situation de souffrance au travail ont été faits auprès des services du siège, qui les ont pris récemment en charge, mais pas encore réglés.

► Les nombreuses absences, liés en grande partie aux situations de souffrance au travail signalées ou aux départs, ne sont pas remplacées ou très partiellement. Les interlocuteurs en direction interrégionale font défaut, eux mêmes sont épuisés et n’assurent plus le service correctement.

Parfois ils « agitent le bâton » …et menacent de sanctions les personnels qui n’en peuvent plus ! Le sentiment d’abandon est très fort.

► A ce jour, les personnels opérationnels et administratifs font savoir, une fois de plus, que la direction interrégionale ne fonctionne plus correctement et que les conséquences s’en font ressentir sur les personnels et le bon déroulement des opérations, tant d’un point de vue technique que scientifique mais aussi social.

Les conséquences sur la qualité du service rendu sont immédiates et désastreuses.

► Le déroulement des opérations archéologiques ne se fait pas dans de bonnes conditions et les conditions de travail sont dégradées, notamment en matière d’hygiène et sécurité pendant la phase terrain. Les toilettes ne sont pas vidangées régulièrement, les cantonnements sont en nombre insuffisant.

► Le sous effectif est chronique sur certaines opérations. Les personnels rencontrent de grandes difficultés à pouvoir réaliser les opérations en respectant le cahier des charges scientifiques des SRA. C’est dans ce contexte de très forte tension sur les effectifs que s’exerce le contrôle des services de l’Etat. Dans ces conditions extrêmes, il arrive que cet exercice soit mal perçu par les personnels, les incompréhensions sont multiples.

► Les personnels connaissent des situations de stress et de tensions intenses pour mener à bien les opérations. C’est le système D qui prévaut du démarrage et l’achèvement de l’opération. Ces situations sont « accidentogènes » très rapidement du fait de la très grande fatigue accumulée par les agents.

► Les indemnités de frais de déplacements sont versées avec beaucoup de retard. En juillet et août les versements ont été irréguliers et incomplets. La direction promet qu’à la fin septembre tout sera réglé. En attendant, les personnels préfinancent leurs frais professionnels jusqu’à l’endettement et bientôt ils ne pourront plus se rendre au travail car les sommes avancées par les agents sont très importantes du fait du grand déplacement et correspondent à quelques euros près à leur rémunération !

► Le travail administratif de la direction interrégionale est chaotique depuis plus de trois mois maintenant et l’information de la direction est lacunaire ou inexistante. Les incompréhensions se multiplient, ainsi que les comportements agressifs, entre les personnels. La situation est très difficile et pénible et certains agents souffrent de plus en plus de ce contexte de travail assez peu épanouissant et aux antipodes des valeurs que porte la CGT.

Le constat est que la situation de la direction interrégionale Grand Ouest est très dégradée et la CGT a demandé au président de l’Inrap d’y prêter une attention toute particulière.

La CGT exige que la direction mette tout en œuvre afin que les personnels de la direction interrégionale Grand Ouest bénéficient de conditions de travail optimales pour exercer au mieux leurs missions, tant administratives qu’opérationnelles et scientifiques.

A l’évidence, une organisation efficiente du service s’impose ainsi qu’une allocation de moyen supplémentaire afin que le service rendu aux usagers soit le meilleur possible.

La CGT exige, avec les personnels de toute la direction interrégionale Grand Ouest, d’être informée des suites que la direction compte donner à son courrier d’alerte.

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