La tête dans le sable

Le Conseil d’administration de l’Inrap vient d’offrir une nouvelle illustration de l’autisme des tutelles face à l’avenir de l’archéologie préventive. La baisse prévisible de l’activité de fouille met en danger l’Inrap et augure d’une crise majeure à l’horizon 2015. Une réaction, un engagement des tutelles ? Silence radio…


Le Conseil d’administration de novembre est, comme chaque année, principalement consacré à l’adoption du budget prévisionnel de l’année à venir. Le BP 2014 proposé au vote est, en apparence, en quasi reconduction de celui de l’année 2013. En réalité, il traduit une baisse importante de l’activité de fouille et, sans remise en cause de la concurrence commerciale en archéologie préventive, augure d’une crise majeure à l’horizon 2015.

Malgré une baisse drastique des moyens opérationnels (-35% du nombre moyen de jours-hommes par hectare sur les opérations de fouille de l’Inrap entre 2006 et 2012 ), l’établissement continue de perdre des parts de marché. En 2012, année exceptionnelle, l’Inrap avait consacré un peu plus de 192 000 jours-homme (j-h) à l’activité de fouille. « Dans un contexte de concurrence de plus