La fédération CGT des Services Publics et la CGT-Culture exigent des vraies réponses pour l'enseignement supérieur artistique de Caen-Cherbourg - la CGT Culture

La fédération CGT des Services Publics et la CGT-Culture exigent des vraies réponses pour l’enseignement supérieur artistique de Caen-Cherbourg

La fédération CGT des services publics et la CGT-Culture exigent des vraies réponses pour l’enseignement supérieur artistique de Caen-Cherbourg.

La fédération CGT des services publics et la CGT-Culture exigent des vraies réponses pour l’enseignement supérieur artistique de Caen-Cherbourg.

Les 55 écoles nationales et territoriales d’art françaises délivrent des diplômes en art, design ou communication. Elles accueillent plus de 10 000 étudiants et délivrent des diplômes nationaux en troisième année et cinquième année. Depuis une dizaine d’années, le paysage de ces écoles a profondément évolué avec la réforme Licence/Master/Doctorat, la transformation en Etablissements Publics et la reconnaissance du DNSEP au grade de master.

L’école supérieure d’arts et médias de Caen-Cherbourg (ESAM Caen/Cherbourg) est un établissement public de coopération culturelle-EPCC né de la fusion en 2011 de l’école supérieure d’arts et médias de Caen et de l’école supérieure des beaux-arts de Cherbourg-Octeville.

Cette fusion a entraîné la suppression définitive de la direction sur le site de Cherbourg, transformé en « annexe » et peu à peu vidé de ses effectifs du supérieur. Depuis la rentrée 2014, les enseignants des deux sites ont alerté sur les dysfonctionnements de la gouvernance de l’établissement et les atteintes au projet pédagogique. Ils dénoncent une gestion autoritaire et technocratique de la pédagogie et, en premier lieu, l’absence de projet pédagogique cohérent et concerté. Ils réclament la nomination d’une direction pédagogique effective. Les difficultés rencontrées relèvent également des instances de l’EPCC : sous représentation des personnels au Conseil d’Administration et absence de Conseil scientifique, instance rendue pourtant obligatoire par la loi.

Malgré une inspection du Ministère de la Culture puis l’envoi d’un chargé de mission, les problèmes n’ont fait que s’aggraver : à la rentrée 2015/2016, cinq postes d’enseignants sont restés vacants ou seulement partiellement remplacés alors que les effectifs étudiants sont en augmentation.
Un préavis de grève a été déposé le 24 février dernier pour le 9 mars 2016, concernant l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires de l’EPPC Caen et Cherbourg.

Les syndicats CGT-Culture et la CGT-EESAB/Fédération des Services Publics s’associent pleinement à ce mouvement de grève qui reflète parfaitement la difficile situation des écoles d’art territoriales.

Cherbourg, Paris, Caen, Montreuil, le 8 mars 2016

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