Comité Technique du Mobilier National du 7 mars 2016 - la CGT Culture

Comité Technique du Mobilier National du 7 mars 2016

SEMM CGT Section CFDT Culture Mobilier

Recrutement d’élèves et formation initiale:
chacun sa vision du dialogue social…

Ce jour se réunissait le comité technique, dont l’ordre du jour était en partie consacré au recrutement (point reconduit car l’administration n’était pas en mesure de nous présenter un point précis lors de la séance précédente…).

Après une présentation faisant apparaître un différentiel de 4 postes en haute lice, 2 postes en rentraiture tapis et 2 postes en rentraiture tapisseries, l’administration nous indique qu’il n y aura aucun recrutement cette année. Notre nouveau Directeur ne veut plus recruter dans un dispositif qu’il qualifie de passéiste, illégal, faisant apparaître un soit disant travail dissimulé, et n’offrant aucun diplôme à la fin. Ce qu’il oublie de dire, c’est qu’il garantit les ouvertures de concours à la fin du cursus… Une garantie non négligeable pour l’avenir des services et l’exécution des missions.

L’analyse de la CFDT et du SEMM CGT est tout autre : notre dispositif est certes imparfait, mais il pourrait être amélioré en recrutant sous contrat dès la première année (avec à la clé une rémunération ambitieuse…), et même offrir un diplôme (au-delà de la certification actuelle reconnue de niveau IV existante) par le passage en candidat libre d’un CAP et d’un BMA. L’avantage de cette formule est qu’au-delà de la sécurisation et l’obtention d’un diplôme, les ouvertures des concours seront garanties en fin de cursus. De plus le niveau de rémunération est largement supérieur à celui qui pourrait être proposé par la suite.

Notre Directeur persiste et signe, et préfère un non recrutement (au passage pour la deuxième année consécutive…) plutôt qu’une solution transitoire dans l’attente de la fin du dialogue social et des conclusions du groupe de travail.
Dialogue social à deux doigts d’être biaisé par une tentative de passage en force, si les chefs d’atelier et formateurs n’avaient pas été vigilants, notre administration aurait certainement déposé un dossier auprès du rectorat.

Pour ces raisons, les délégations CFDT Culture et SEMM CGT ont préféré quitter la séance, non pour pratiquer la politique de la chaise vide, mais parce que la tournure du dialogue social n’est pas à l’image de ce que l’on pourrait attendre sur un sujet aussi crucial que le recrutement et la formation initiale.