Sommaire :

p1 : L’Edito : Temps de merde

p2 : Actualité : Réorganisation territoriale : concertation indispensable

p3 : Inrap : Plan de recrutement 2006 : un peu de respect … pour les agents

p4 : Le droit des agents : Le supplément familial de traitement ou SFT

En bref : Nouvelles mutations à la rentrée 2007 : la direction en dessous des règles qu’elle se fixe
Emploi et logement : la direction rentre en fusion


Temps de merde

De la météo que l’on aura connu cet été sur un bonne partie du pays, retenons que s’il est tentant, de temps en temps, de se dire qu’il est grand temps de laisser du temps au temps pour parler du temps, il est important, constatant que ce que l’on entend dans l’air du temps depuis le printemps est aussi exaltant que quatre mois de mauvais temps, de se parler de ce qui nous attend.

En clair, on dira qu’à l’image de notre météo, notre société connaît un été pourri.

Pourri, comme peut l’être, par une pluie de désinformation, le débat politique sur les grands sujets examinés à l’Assemblée Nationale.
Pour illustrer ce propos, prenons une information qui devrait avoir son importance pendant un débat sur le service minimum : la direction de la SNCF et sa présidente reconnaissent que sur l’ensemble des dysfonctionnements rencontrés dans les transports ferroviaires (trains supprimés, retards…) seulement 2% sont imputables aux mouvements sociaux. A-t-on vu la presse se mobiliser pour diffuser cette information et « investiguer » sur les causes réelles des problèmes de transports en commun ?

Forts de ces informations, les français seraient-ils aussi nombreux à applaudir une restriction du droit de grève qui, de toute façons, ne peut résoudre plus de 2% des problèmes ?

On ne s’étonne plus du “tout devient possible” à partir du moment où ceux qui nous ont promis les beaux jours sont ceux qui rédigent les bulletins météo.
La “rupture” annoncée consiste simplement en la maîtrise absolue de l’art de faire passer des cumulo-nimbus pour un ciel bleu, des ouragans pour des bises rafraîchissantes, des tsunamis pour des bruines matinales et plus généralement, selon l’expression consacrée, des vessies pour des lanternes.

C’est dans ce contexte que s’ouvre le chantier de la réforme de l’organisation territoriale de l’INRAP (lire page 2). Pour le SGPA-CGT, autant une ré-organisation territoriale est indispensable, autant il faut, plus que jamais, être extrêmement vigilant. Chacun mesure combien le soleil d’une organisation territoriale efficace risque d’être masquée par une épaisse masse nuageuse composée de technocrato-libéro-nimbus. Pour éviter un déluge de décisions kafkaïennes, le SGPA -CGT s’opposera à tout projet qui n’apporte pas, en amont, des garanties indispensables, sur la négociation et la concertation avec les agents, sur les mutations qui ne peuvent se faire sans l’accord de l’agent, sur la création d’un échelon décisionnelle de proximité à l’échelle régionale.

S’ils sèment le vent, ils récolteront la tempête !

pour les pages 2 – 3 – 4 Cf; version PDF

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