Action Syndicale septembre 2014 - la CGT Culture

Action Syndicale septembre 2014

Sommaire :

Edito : Manucolas Vallskozy p. 1

Archéologie préventive : la faillite d’un système… p. 2

Liquidation judiciaire d’Archéoloire : Vae Victis p. 3

Le Droit des agents : Se syndiquer est un droit pour chaque salarié ! p. 4


EDITO

Manucolas VALLSKOZY

Au moins comme ça, c’est clair. En se faisant acclamer par le patronat avant de se faire siffler par les militants de son propre parti, notre Premier Ministre a clairement fait le choix d’un libéralisme décomplexé. Dans « social démocrate », il y avait deux mots de trop, dans « social libéral » il y en avait encore un. Le voila maintenant simplement « libéral », et on l’en sent soulagé.

Denis Kessler, l’ancien dirigeant du Medef, qui gagne quatre siècles de Smic par an, a dû reconnaître qu’il devait « se réjouir de voir ces évolutions même si elles sont tardives. » Précisons que le personnage sait de quoi il parle en matière de libéralisme décomplexé :

« Je crois plus que jamais à la lutte des classes et je sais dans quel camp je suis  »

Depuis 2006, l’homme politique le plus encensé par le Medef était Nicolas Sarkozy (« nous avons là un Zidane » disait Ernest-Antoine Seillière). Mais voila que l’ancien président est battu à plate couture à l’applaudimètre patronal par l’actuel premier ministre.

Manucolas Vallskozy, en reprenant le flambeau de la lutte contre ces chômeurs, ces précaires, ces retraités et ces salariés surpayés qui sont la France qui « vit au dessus de ses moyens depuis quarante ans », fût ovationné par un parterre de patrons qui s’accordent des augmentations de rémunérations telles, qu’ils ne vivront effectivement jamais au dessus de leurs moyens.

JETABLES

Le ton avait déjà été donné avant, et les ministres récalcitrants n’ont eu d’autre choix que de partir en claquant la porte avant de subir l’humiliation d’être passés par la fenêtre.

Après cinq ans de Sarkosysme qui ont laissé l’archéologie dans un état lamentable et deux ans de Hollandisme qui ont encore aggravé la situation, on s’oriente aujourd’hui, comme le démontre l’épisode de la liquidation d’Archéoloire (lire page 3), vers une archéologie jetable avec un patrimoine jetable et des archéologues encore plus jetables qu’un ministre trop attaché au changement promis aux électeurs.


Si un service public de l’archéologie existe aujourd’hui, c’est parce que, « depuis quarante ans » les jetables ont refusé de croire que les dés étaient jetés et qu’en ce qui concerne leur détermination, le changement c’est pas pour maintenant !

A bon entendeur  !

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