Sommaire :

– Les archéos du cœur ? – Edito p. 1

– Rétablissement du jour de carence : un vote synonyme d’injustice et d’inefficacité p. 2

– Redressement judiciaire d’Eveha et publication de ses comptes sociaux 2016 p. 3

– Formation et transmission des compétences et des connaissances ? p. 4

EDITO

Les archéos du cœur ?

Depuis 2003, de part la logique même de la concurrence, le “marché” donne l’avantage à ceux qui, d’un point de vue social et scientifique, sont les moins-disant, les moins-faisant voire les malfaisants.

Bilan des courses pour les archéologues, dans le privé comme dans le public, une inéluctable dégradation des conditions de travail et de la santé désormais touchée aussi par la perte de sens du travail. Aux pathologies s’ajoutent des pertes continues de pouvoir d’achat, un gâchis scientifique et humain scandaleux et des menaces permanentes sur l’emploi.

Dans la “destruction créatrice” chère à notre président de la République, les mutations économiques produisent de la destruction d’emplois stables et, quand création il y a, il s’agit de précarité ou d’ultra précarité incompatibles avec nos missions.

Macron aux restos du cœur : « une très belle idée »

A première vue, Macron aux restos du cœur, c’est un peu comme Trump à la gay pride ou Morano chez les femen. Mais, lorsqu’on entend Macron dire aux bénévoles de l’association lors de l’inauguration de la 33éme saison des “restos” : “vous faites vivre une très belle idée”, on comprend tout de suite que ce n’est pas de solidarité ou de générosité qu’il parle mais bien du travail non rémunéré, compensé par de la charité.

La macroniènne modernité consiste à faire en sorte que les salariés travaillent gratuitement en échange d’un repas aux restos du cœur et d’une nuitée au “camping du cœur”, la retraite ayant disparu, ils continueront ainsi jusqu’au trépas quand les “charniers du cœur” accueilleront dignement leurs dépouilles.

Si cette vision nous apparaît caricaturale c’est parce qu’au fond, nous sommes convaincus que “la rue” ne le laissera pas aller jusque là. Cela est très probablement exact et les luttes contre les visées patronales se multiplient dans de nombreuses entreprises et services. Pour autant “la rue” c’est nous, et c’est donc à nous de construire ensemble cette nécessaire contre-offensive.

Cela passe par la participation massive aux actions nationales interprofessionnelles, des agents du service public de l’archéologie car notre mobilisation est indispensable si nous voulons redonner du sens à nos missions.

Pour lire en intégralité l’Action Syndicale de novembre 2017, téléchargez le PDF ci-dessous.

Fichier(s) joint(s)