Action Syndicale juillet 2015

SOMMAIRE :

Edito : Aller se faire voir chez les grecs ? p. 1

Loi sur « l’archéologie préventive » : elle arrive, mais sans que l’on sache précisément où l’on va ! p. 2

Mesure 14 de simplification : le retour par la petite porte (ou comment reculer pour mieux sauter…) p. 2

Conseil d’administration de l’Inrap du 10 juillet 2015 : De fortes inquiétudes sur la pérennité de l’Institut… p. 3

AUGMENTER LES SALAIRES : C’EST CAPITAL ! p. 4


EDITO

Aller se faire voir chez les grecs ?

« Partir en vacances en Grèce, entre l’Ionienne et l’Egée, voir les sites et les îles, s’abriter du soleil en sirotant un ouzo glacé pendant qu’en cuisine se prépare la délicieuse moussaka ».

Le message que nous envoie le peuple grec ces derniers temps dénote quelque peu avec la littérature de carte postale et il y est moins question de douceur de vivre entre l’eau bleue et le ciel bleu  que de difficulté à survivre entre F.M.I. et banque centrale, entre Commission  Européenne  et Merkel-Hollande.

Un message qui nous parle d’austérité pour enrayer la dette,  de coupes budgétaires, de non remplacement de 9 fonctionnaires sur 10, de privatisations, d’une politique qui a conduit à une perte de richesses de 40 milliards d’euros en 4 ans et à … un envol de la dette.

Un message qui nous parle des grecs, de ce qu’ils ont vécu depuis ces 4 ans, du chômage, de la baisse de la rémunération des salariés de 34%, de la baisse de 26% des prestations sociales.
Un message qui nous parle de l’augmentation de la mortalité infantile, du retour du paludisme, de mômes en sous-nutrition,  des parents qui ne peuvent plus grand-chose et des grands parents qui ne peuvent plus rien, leur retraite ayant été amputée de 40% dans la même période.

Mais un  message qui nous parle aussi d’espoir, de mobilisations et de démocratie. Non pas de l’antique démocratie athénienne, mais de la démocratie grecque d’aujourd’hui, celle qui s’exprime dans les urnes mais aussi dans la rue. Qu’arrivera-t-il de l’expression du peuple grec quand on entend A. Merkel déclarer que « la démocratie doit s’adapter au marché” ? Ce qui se joue en Grèce actuellement rejaillira immanquablement sur l’Europe pour le meilleur où pour le pire. 

Alors, parce que leur combat est le nôtre, cet été on sera avec les salariés, les chômeurs et les retraités grecs. Que l’on soit en vacances en Grèce, en une autre contrée ou même chez nous, on sera avec les grecs et c’est pour cela que l’on demandera à tous ceux qui préfèrent le marché à la démocratie, Merkel, Sarkosy, Hollande, Valls, Macron, Pellerin, Faure… d’aller se faire voir ailleurs afin que nous puissions passer de bonnes vacances… Pour être en grande forme à la rentrée !

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